Bilan et Hobbits joufflus 5


Cinq semaines en terre du milieu, 5 010km et une maison mobile ! Ca y est l'Asie c'est fini alors on change du tout au tout.
Tout d’abord, pour éviter de vous perdre en court de route (haha), voici un aperçu de notre itinéraire sur les 2 îles.

 

La vie en Van

Ça, autant vous dire que l'on attendait avec impatience la vie dans notre maison mobile. Comme nous nous y sommes pris à la dernière minute, nous n'avons pas vraiment eu le choix au niveau des véhicules qui correspondaient à notre gamme de prix. Nous avons donc écopé d'un van tagué, vieux, à la consommation plus que douteuse pour parcourir tous ces kilomètres. Cela aura été l'occasion d'enfin pouvoir laisser nos sacs à dos au « placard », déballer nos affaires et reprendre un rythme presque comme à la maison. : Nico qui cuisine pendant que je me la coule douce j'entretiens l'intérieur... Notre van n'étant pas self-contained (pas de réservoir d'eau usagé), il a fallu s'adapter pour faire la cuisine, la vaisselle à l'extérieur.... Et on ne parle pas des douches ! On est déjà bien content quand des campings à petits prix proposent un « coin cuisine ».

La culture maorie...la grande absente

Artisanat derrière les vitrine de magasin ou aux symboles tape à l'oeil : oui. Le reste, malheureusement, nous ne l'avons pas senti, ou tout simplement pas trouvé en si peu de temps. Nous avons croisé des maoris et des grands gaillards tatoués sur le visage aussi mais notre rapide passage sur l'île du nord notamment ne nous aura pas permis d'aller au delà pour en découvrir d'avantage : tradition, cuisine, architecture, coutumes... Et c'est bien dommage. Car s'il fallait parler cuisine et architecture en Nouvelle-Zélande, on a d'avantage été confronté à un image anglo-saxonne. Les villes sont tantôt aux allures coloniales, tantôt de faubourgs perdus, aux maisons sans étages, pelouses bien tondues en mode alignement parfait (un peu comme à la « desperate housewives »). Quant à la cuisine, elle reste très « british »...Je vous laisse vous faire un point de vue la dessus!

Les respect et l’honnêteté

Généralement, en arrivant dans un pays, un des premiers indicateurs de « l'ordre » ou l'organisation qui nous saute aux yeux, c'est la circulation. Ben oui, c'est bête à dire, mais en Chine on s'agglutine pour passer tous en même temps sur un passage piéton, au Vietnam, on oublie toute cette « discipline » pour juste essayer de ne pas se faire écraser, en Birmanie il n'y a carrément pas de passage ou feu piéton, chacun essaie de se débrouiller comme il peut...

C'est bête, mais c'est un des premiers indicateurs comme on arrive. Ici, tout est clair, net précis. On marche SUR le passage piéton, au bon moment, il y a des lignes à ne pas dépasser et que PERSONNE ne dépasse pour récupérer ses bagages à l'aéroport, pour faire la queue quelque part... Il y a des zones en ville : zone pour faire du roller/skate, zone pour boire de l'alcool, zone fumeur à l'extérieur. Bref, il y a des règles et cela saute aux yeux. Finalement, cela n'est pas si contraignant que ça en à l'air puisque tout le monde s'y prête et on s'y fait très vite. D'ailleurs, et ça fait plaisir, l’honnêteté est monnaie courante ici. On croise régulièrement des cabanes sur le bord de la route, ou les propriétaires vendent des fruits, légumes, fumiers, pomme de pin. Le prix est affiché sur l'étalage, il reste juste à payer et se servir ! Pas de vendeurs, de contrôle...mais ça à 'air de fonctionner. 

C'est la même chose sur certain campings. Le prix est affiché à l'entrée et c'est alors aux campeurs de payer le prix correspondant dans une tirelire avant d'aller s'installer. On adore ce principe !

How are you ?

« Comment ça va » pour les non anglophones. C'est très surprenant et rejoint aussi le point précedent, puisque l'on nous demande régulièrement comment on va. C'est bête mais dans nos habitudes quand même assez individualistes, cela fait plaisir. A la caisse de la grande surface, en prenant de l'essence, avant de parler à quelqu'un...On se demande tout simplement comment il va. Après avoir répondu, s'en suit alors un « ok cool ». Ben oui, on est plutôt cool en Nouvelle Zélande !

Un tourisme en développement....mais pas que

« Working holiday », l'expression sur toutes les lèvres à l'intention des jeunes français et allemands (en majorité) dans le pays. Il s'agit d'un visa permettant de s'installer et travailler pendant un an dans le pays pour les jeunes de 18 à 30 ans. Cela crée une réelle communauté de voyageurs, venus très nombreux faire une année en Nouvelle Zélande, en alternant période de travail intensif et road trip. En voilà une idée qu'elle est bonne ! Pourtant, on sent parfois une certaine lassitude face à tous ces campings ou parkings gratuits remplis de van , venus s'installer pour une nuit à côté des robinets et toilettes publics. Avec notre petits budget, nous nous sommes très bien fondus dans le décor. Pourtant, nous avons été étonné de voir des parkings autorisant le camping remplis (parfois de centaines de véhicules), soit parfois beaucoup plus que le nombre d'habitants. Certains Neo Zélandais avec qui nous avons échangé sur le sujet sont aussi parfois surpris de l'engouement touristique que suscite leur pays.

Le naturel

On a aimé la nature, on a aimé retrouver la liberté de déplacement qui nous avait manqué jusqu'à maintenant (ceux qui l'ont vécu comprendront) et se retrouver dans un environnement pure et sain. Je ne sais pas quelles autres qualificatif utiliser, mais il se dégage du pays un air de simplicité. Quand j'ai demandé à une habitante s'il elle ne voulait pas retourner vivre en Angleterre, qu'elle avait quitté dans les année 70, sa réponse a fusé : ha non, ici on est tellement loin de la pression terroriste. Sur le coup, je n'avais pas vraiment compris. Et puis finalement c'est évident. La vie ici est imprimé d'un rythme personnel, propre et surtout, loin, bien loin de nos habitudes et contraintes européennes tout en conservant les avantages de celle ci.

Pour la petite histoire : la nuit de l'horreur (phobiques des rongeurs s'abstenir de lire)

Alors là, pour tous les deux, ce fut (et de loin) la pire nuit que nous avons passé depuis notre départ. Et pour cause, des souris ont réussi je ne sais comment à entrer dans le van pendant la nuit pour venir grignoter nos gâteaux. Bon déjà, c'est franchement pas cool. Mais imaginez vous que l'on dormait alors entre les sièges passagers et « la cuisine ». Pour aller et venir à leur guise, les charmantes petites bêtes passaient alors sur notre lit, pour rejoindre le garde manger et l'extérieur en passant par le moteur juste derrière nos tête.

Et croyez moi, une souris c'est fourbe alors que nous étions aussi en train de vivre notre nuit la plus froide : ouverture, fermeture des portes, lumières, tentatives de surprises en flagrant délit, Nico qui brave le froid...Bref on a tout tenté mais on a fini par baisser les bras et tenter de dormir alors que les voleuses courraient sur le duvet, appelaient leur copines et me réveillaient en sautant sur ma tête. Sympa non ?
Cette nuit là, on est pas prêt de l'oublier !

Maintenant c'est parti, on re-change de continent, en route vers l'Amérique du Sud....


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5 thoughts on “Bilan et Hobbits joufflus

  • Christiane & Alain

    Et oui si votre petit chat avait fait le voyage les souris n’auraient pas montrées leurs bouts de nez.
    Autrement toujours des photos aussi belles et de très bons commentaires.
    Bises de nous deux.
    Christine Alain

    • pradou Post author

      Oui on a regretté qu’il ne soit pas là…Ca nous aurait évité de partir à la chasse nous même!

      Bisous a tous les deux