Rapa Nui : l’île de Pâques


Rapa Nui est le nom officiel de l'île de Pâques (la lointaine en tahitien). Longue de 23km sur 12 de large, elle a une superficie de 173km².
A 3800 km des côtes chiliennes il faut 5h d'avion pour y accéder. En voyant la piste atterrissage qui traverse l’île de bout en bout on se rend rapidement compte de la petite taille de l'île. On est directement mis en de la bain avec un petit aéroport très polynésien avec ses architectures en bois et cocotiers à côté de la plate forme.

L'île et son histoire

On sait finalement peut de chose sur l'histoire de l’île de Pâques dans la mesure ou les dépositaires de la tradition et des légendes, les Maoris Rongo Rongo, sont tous morts déportés ; ce qui a donc causé la perte d'une bonne partie de la culture et de la connaissance de l'histoire de l'île... D’où son mystère actuel.
Les premiers habitants seraient des polynésiens, venus en bateau (canoë) entre l'an 300 et 800. Vu que les terres les plus proches sont situées à 2000 km, on imagine qu'ils étaient motivés.... S'en suivent plusieurs dynasties polynésiennes et de grosses zones d'ombres entre le Veme et le 17eme siècle (quand même...). C'est en tout cas durant cette large période que furent érigés les fameux Moais

Les Moais, homme oiseau...qu'est ce que c'est ?

Les Moais se sont ces immenses statues que l'on voit partout dès que l'on évoque l’île de Pâques. Symbole de force et de protection, les différentes tribus auraient alors essayé de s'attribuer les plus gros pour se protéger.
Après l'âge d'or de ces Moais (1680?) est née la tradition de l'homme oiseau. Il s'agit de cérémonies complexes visant à amener au pouvoir d'autres tribus que celles précédemment établies. Pour cela chaque année, une compétition se tenait entre les tribus de l’île pour élire le fameux “homme oiseau”. Les champions de chaque tribu devaient nager jusqu’à un petit ilot (à 1,4 km) pour récupérer des œufs d’oiseaux puis revenir et escalader la falaise la plus impressionnante de l’île. Facile non?

Le premier arrivé était déclaré vainqueur. Bon nombre des concurrents mourraient dans les flots ou durant les nombreuses escalades.
Passé ces renseignements culturels, nous partons maintenant à la découverte de l'ile.

Photo pétroglyphe homme oiseau

Promenades sur l'île

Pour passer une semaine sur l'île de paques sans trop nous ruiner, nous avons opter pour l'option la plus économique : le camping. Situé dans la seule ville de l'île à Hanga Roa, notre tente est plantée à quelques mètres seulement de la côte, bercée par le bruit des vagues.

Bien que les prix sur l'île sont beaucoup plus élevés, il est très facile d'en faire le tour en scooter et à pied. Nous avons donc opté pour ces deux options pour voir tous les sites archéologiques et naturels. En une semaine, il y a largement de quoi s'occuper et nous n'avons pas vu le temps passer. Il faut dire que l'on pourrait s'arrêter tous les 50 mètres admirer les Moais avec la mer bleue en fond, le bruits des vagues qui frappent les côtes, les prairies de fleurs jaunes... On vous laisse voir par vous même.

Pour parler des sites en eux mêmes, il y en a énormément le long des côtes. Ce ne sont pas forcement tout le temps des Moais debout mais parfois des ruines, statues couchées ou inachevées et anciens lieux de cérémonies ou de villages. D'après nous, le site le plus spectaculaire est le Rano Raraku. Grandiose, exceptionnel, magique...les mots nous manquent pour décrire ce lieu.

Il s'agit en fait du volcan qui a servit de carrière à presque tous les Moais de l'île. Sur chaque versant de la montagne, 397 statues immenses, fières et droites fixent l'océan comme figées dans le temps. La fin fulgurante du culte des Moais explique que toutes ces statues soient restées en l'état. On ne sait par contre par réellement pourquoi (tremblement de terre ? Épidémie ? Sortilège?). En attendant, on en trouve ici partout, à l'état débauche ou bien presque achevés, qui garde la colline comme des sentinelles. Une atmosphère particulière se dégage de cette endroit, chargé de mystère et nous sommes tous les deux subjugués en nous promenant au milieu de ces géants silencieux.

 

Le site d'Ahu Tongariki est aussi un site exceptionnel. Alignement de 15 Moais de différentes tailles qui nous font paraître minuscule.

La plage d'Anakena est la plus jolie de l'île, donnant presque un air d'île paradisiaque pascuans, puisque une rangée de Moais (Ahu Nau Nau) domine l'ensemble à quelques pas des cocotiers.

Comme les activités ne manquent pas ici, nous avons alterné les découvertes des statues avec les sites tout aussi intéressants du village d'Orongo et du volcan Rano Kau à deux grands pas du camping. Le cratère du volcan d'un diamètre d'1,5 km est complètement circulaire. Une partir de son flanc est effondrée et laisse entre apercevoir l'océan qui s'abat à ses pieds. L'emplacement, le point de vue, la proximité avec l'océan...tout donne une impression de grandeur sur des couleurs bleues grises.

Pour conclure ce gros article sur l'île de pâques (gros article pour gros coup de cœur), on pourrait dire que cette île nous a fasciné par son mystère et son côté sauvage. Un vrai paradoxe également puisque la réputation de l'île est inversement proportionnelle à ce que l'on sait de sa culture ! Et c'est ce qui plait : ses mystères, ses légendes, son histoire parsemée de zone d'ombres... C'est un endroit qui ne laisse pas indifférent et nous a complètement transporté. Coucher de soleil face aux Moais, couleurs franches et tranchées, mouvement et bruit des vagues, la nature omniprésente et son tourisme adapté, les rencontres faite, barbecue face à la plage. Un lieu inoubliable !

Comme d'habitude, toutes nos photos sont à découvrir ICI.

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