San Pedro d’Atacama et ses alentours


Au départ de Valparaiso, après 24h de bus et une panne mécanique en pleine nuit, nous arrivons (enfin) à San Pedro d'Atacama.

Situé en plein milieu du désert d'Atacama, la ville est une oasis touristique pour partir explorer les alentours. Ce n'est d'ailleurs pas ce qui manque par ici : vallée de la lune et de la muerte accessibles à pied ou à vélo, tours organisés (à moins de louer une voiture) pour découvrir les geysers, lagunes, salar et même traverser la frontière bolivienne pour se rendre au Salar de Uyuni tout proche.

Tellement de choix que nous avons finalement changé nos plans. Alors que nous avions initialement prévu de partir faire le fameux tour proposé par toutes les agences pour se rendre au Salar d'Uyuni, une agence française nous a séduit de sorte que nous n'avions finalement plus du tout envie de passer la frontière. Cette agence, c'est Locaventuras, qui nous a proposé un programme personnalisé, en dehors des sentiers battus et quasi privé. Avec toutes ces informations, nous avons donc eu largement de quoi nous occuper pendant une semaine, et vous aller voir, on n'a pas chômé.

Pour visiter San Pedro, les agences pullulent dans toute la ville pour proposer des excursions. Certaines sont quand même accessibles par nos propres moyens, et c'est donc à force de nos jambes et mollets que nous sommes allés faire nos premiers pas alentours.

La vallée de la lune

Pour nos premiers pas autour de San Pedro d'Atacama, nous avons enfourché les vélo pour visiter la vallée de la Lune. Et là, franchement, on a déjà mis la barre très haute !

L'entrée du site est situé à 5 km de la ville et on peut ensuite faire un circuit à l'intérieur. Avec la chaleur, le vent et le sable, ce n'est déjà pas une promenade de santé. Mais quand en plus on se rallonge avec 10km de côte parce qu'on se perd, cela fait une très grosse journée qui nous emmène finalement jusqu'au coucher du soleil.

En même temps, vu la beauté du lieu, cela aurait été dommage de baisser les bras. Dans la vallée de la lune se succède des paysages lunaires (facile ! Mais tellement vrai!), rocheux, salé et même des dunes de sable. Difficile de trouver un comparatif sur terre je pense.

D'ailleurs, c'est dans la vallée de la Muerte à côté que sont fait des tests concernant l'envoi de robots sur mars car il s'agit de l'endroit sur terre qui s'apparente le plus à cette planète.

Nos visites nous ont aussi mené dans la vallée de Jéré, canyon rougeoyant et bénéficiant d'un point de vue sur toute le désert d'Atacama.

 

Et comme tout passage à San Pedro sans coucher de soleil serait incomplet, nous avons profité deux fois des couchers de soleil sur la vallée.

Pour changer un peu, nous parlerons plutôt de levée de lune puisque nous pouvons littéralement la voir se lever de derrière la chaîne de montagne. Une vrai surprise !

Les pierres rouges

On vous l'a dit plus haut, nous avons trouvé chaussure à nos pieds avec l'agence française Locaventuras. Grace à eux, nous avons pu profiter d'une excursion pourtant très prisée comme si nous étions seuls. Il faut dire que nous sommes déjà échaudés avec les agences asiatiques qui se suivent à la queuleuleu mais là c'était comme si nous avions les sites rien que pour nous, et en français. Du coup, nous avons pu en apprendre tant et plus sur cette belle région avec un passionné de géologie.

Pour les amateurs que nous sommes, il n'en fallait pas plus pour répondre à nos questions basiques : Qu'est ce qu'une lagune ? Pourquoi y a t'il du sel dans le désert d'Atacama ? Pourquoi est ce la région la plus aride du monde ? Quels sont les enjeux écologiques des mines de lithium dans le désert ? Sans vouloir donner un cours de science, nous avons pu découvrir cette région à l'écosystème « unique », sa faune, sa flore autour du site des « pierres rouges », de lagunes et désert de sel. Comme toutes les belles choses se méritent, nous avons eu une journée très ventée et brumeuse, cette dernière chose étant relativement rare par ici puisque le ciel est bleu plus de 340 jours par an. Tant pis, le reflet des nuages sur les couleurs de l'altiplano n'en sont que plus belles.

Le volcan Toco

Comme on aime bien se lancer des défis, nous avons programmé l'ascension d'un volcan pour notre dernier jour à San Pedro. Le mont Toco culmine à 5600m d'altitude et offre un panorama sur le desert, la frontière bolivienne et le volcan Licancabur juste en face.

 

Alors 5600 m d'altitude, ce n'est pas rien et on ne se lance pas comme on irait en promenade. Pour cela, nous avons été accompagné par deux guides (quasiment du service privé!) Jean et Marwel qui nous ont accompagné pendant l'ascension et aussi la descente puisque Julien et Nicolas sont revenus à San Pedro en VTT ! Moi, je les ai suivi en voiture... 40 km de descente avec 2500m de dénivelé négatif et une tempête de sable à l'arrivée... J'ai préféré passer mon tour et rester au chaud dans la voiture 😉

 

Alors, revenons en à la partie grimpette. Au départ de San Pedro, nous nous sommes rendus à la hauteur des antennes asiatiques du projet ALMA (pour les plus curieux, Wikipédia vous dit tout ICI) à 5000m d'altitude avant de commencer à marcher. Jean, notre guide franco chilien nous avait prévenu qu'il y avait du vent donc il faudrait faire la montée assez rapidement pour ne pas subir de grosses rafales qui arrivent plus tard dans la matinée.

Vous commencez donc à avoir un bon tableau de la situation : l'altitude, le vent...et bien sur le froid ! Sachant qu'avec cela, bien qu'il ne s'agisse que de 600m de dénivelés positif, à cette hauteur il faut faire avec le manque d'oxygène ! Cela m'a rappelé les cols ou nous avons randonné à 4700m avec Nicolas à Yading en Chine....et les jambes que je devais trainer avec des boulets à chaque pieds... Finalement, à cette altitude, ce n'est pas plus difficile (heureusement). Notre guide mène une marche lente et progressive pour que nous nous habituions à ces nouvelles sensations. Le plus dur aura été le vent (environ 70km/h à certains endroits) et le froid qui nous aura valu quelques onglets. Finalement, après presque 2h d'effort et quelques feuilles de coca nous arrivons au sommet et là, la vue à couper le souffle aura bien valu tous ces efforts.

 

Ça y est on y est ! Le vent nous pousse, il fait froid, on ne peut pas danser la danse de la joie sans être essoufflés mais qu'est ce que c'est beau. Comme si nous dominions tous le paysages et pouvions enfin taquiner de près le beau volcan Licancabur juste en face.

Pas trop question de s'attarder en haut, et après une offrande à la Pachamama (terre mère...) nous entamons la descente dans les gravillons, et, de retour à la voiture, les garçons entament une descente en VTT de 40 km dans la Cordillère des Andes.

On vous avez dit que l'on n'avait pas chômé non ?

Comme d’habitude, toutes les photos (et il y en a beaucoup) sont à voir ICI.

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